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Tric Trac formant bureau et table à jeux époque Directoire, estampillé Jacob Freres Rue Meslée circa 1798

Proposé par 
  • N° de Stand: 82 83 et 84 - Allée 1
  • Galerie: MLD Antiquités
  • Siècle: 18ème Siècle
  • Époque/Style: Directoire
  • Dimensions: 114 cm de longueur, 55 cm de largeur, 72 cm de hauteur
  • Matériaux: Acajou
  • Provenance: Hotel particulier Reims
  • Signature: Jacob Freres Rue Meslée
  • Prix: Nous contacter

Tric Trac formant bureau et table à jeux  époque Directoire, estampillé Jacob Freres Rue Meslée circa 1798

 

 

Une intéressante et décorative table à jeu de Tric-Trac formant bureau en acajou et placage d’acajou. Notre table dispose d'une partie jeu de Tric-Trac à décor de marqueterie d’os et de bois de placage buis, sycomore et ébène teinté  et d'un plateau amovible qui, quand il est mis en place permet d'utiliser la table comme un petit bureau d'un côté ou de l'autre face comme une table à jeu de cartes. La table repose sur des pieds gaines terminés par des sabots et des petites roulettes en bronze doré

Ce joli meuble est fourni avec des jetons et un beau godet .

 

Dimensions: 114 cm de longueur, 55 cm de largeur, 72 cm de hauteur.

 

Beau travail parisien d'époque Directoire estampillé de Jacob Freres Rue Meslée vers 1798.

 

JACOB FRÈRES

 

Les deux fils de Georges Jacob, Georges II (1768-1803) et François-Honoré-Georges (1770-1841), s'associent en 1796 pour reprendre l'atelier de leur père sous la raison sociale et l'estampille: "Jacob frères, rue Meslée".

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Dans l'entreprise qu'ils dirigèrent ensemble jusque vers la fin du Consulat, l'aîné (Georges II Jacob) s'occupa de l'administration commerciale et le second de la partie technique. François-Honoré-Georges se faisait appeler Jacob-Desmalter, du nom d'une propriété que son père possédait en Bourgogne.

 

Le général Bonaparte, en revenant d'Italie, commanda aux frères Jacob, pour sa chambre à coucher rue Chantereine, un curieux mobilier militaire dont le lit simulait une tente et les sièges des tambours. Plus tard le Premier Consul fit appel aux mêmes ébénistes pour remeubler les anciennes résidences royales dévastées par la Révolution. Après avoir produit jusqu'alors des ouvrages d'un goût très sobre, qui valaient surtout par le caractère et la pureté du style, les Jacob commencèrent à fabriquer des morceaux plus richement ornés de sculptures et de bronzes. Parfois ils les relevèrent aussi avec des incrustations en bois de couleur et de bas-reliefs de porcelaine imitant les biscuits de Wedgwood. Une médaille d'or leur fut décernée à l’exposition de l'an IX, où ils avaient présenté notamment deux commodes garnies de camées. Ils se surpassèrent au concours le l'année suivante. Leur envoi comprenait, entre autres morceaux, plusieurs trépieds en brûle-parfums et une somptueuse console de bois sculpté et doré, couverte d'une mosaïque italienne.

MUSÉES

  • Deux fauteuils en acajou, dossier ajouré à croisillons - Château de Compiègne
  • Salon comportant une chaise longue, deux bergères, deux fauteuils, deux chaises, un tabouret et un guéridon livré vers 1798 à Madame Récamier - Louvre

BIBLIOGRAPHIE

  • Les ébénistes du XVIIIe siècle - Comte François de Salverte - Les éditions d'Art et d'Histoire - 1934

 

François-Honoré-Georges Jacob-Desmalter

 

François-Honoré-Georges Jacob-Desmalter (1770–1841) est l'ébéniste parisien le plus en vogue entre 1796 et 1825.

 

Biographie

 

Fils de Georges Jacob qui a lancé le style Louis XVI et le style Directoire, il s'associe en 1796 avec son frère Georges Jacob Fils pour créer Jacob Frères Rue Meslée. Son père avait bénéficié des commandes de la famille royale sous l'Ancien Régime, les deux frères satisfont les commandes de la famille impériale.

 

Faisant appel aux esquisses du peintre Jacques-Louis David et des ornemanistes Percier et Fontaine, les frères créent un mobilier s'inspirant de l'antiquité gréco-romaine pour lancer le style Empire.

 

Leur style se caractérise par une grande qualité du dessin, des lignes épurées, des formes originales, l'emploi de bronzes dorés ciselés (réalisés par Pierre-Philippe Thomire). En menuiserie, il emploie l'acajou, le bois doré et le bois laqué avec, parfois, des incrustations d'ébène et des bois indigènes tels que l'érable ou l'if.

 

Pour l'impératrice Joséphine, ils livrent des meubles au château de Malmaison, également au Palais Rohan de Strasbourg, entre 1807 et 1809, pour la chambre à coucher dite « de Napoléon Ier ». Ils travaillent au Château de Compiègne. Ils livrent l'imposant berceau du Roi de Rome, le précieux cabinet à bijoux de l'impératrice Marie-Louise, d'après les dessins de Percier et Fontaine. On leur doit le salon d'argent, au palais de l'Élysée.

 

Très dépendant des commandes impériales, leur atelier qui emploie plus de trois cents ouvriers, fait faillite en 1813 quand les finances du Premier Empire ne permettent plus d'honorer ses dettes. Jacob-Desmalter, parvient cependant à ressusciter son entreprise et, à la chute de l'Empire, il retrouve la clientèle paternelle des Bourbons pour réaliser le mobilier en style Restauration. Son fils, Georges Alphonse (1799-1870), lui succède en 1825.

 

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (15e division)2.

 

Bibliographie

 

Paul Lafond, Une Famille d'ébénistes français : Les Jacob, le mobilier, de Louis XV à Louis-Philippe (mémoire lu à la réunion des Sociétés des beaux-arts des départements, tenue dans l’hémicycle de l'École des beaux-arts, à Paris, le 30 mars 1894), Paris, s.n. (imp. Edouard Plon, Nourrit et Cie), 1894, 35 p., in-8°.

Hector Lefuel, François-Honoré-Georges Jacob-Desmalter : ébéniste de Napoléon Ier et de Louis XVIII, A. Morancé, Paris, 1925, 461 p.

 

Le jeu de Tric Trac.

 

Le trictrac est un jeu de société qui était très en vogue en France aux XVIIeme et XVIIIeme siècles, à la cour et dans les milieux aristocratiques. Il a connu une renaissance durant la Restauration avant de quasiment disparaître à la fin du XIXeme siècle. Il fait partie des jeux de hasard raisonné tels que le backgammon, qui était connu en France sous l’’appellation de jeu de jacquet, bien plus simple et qui n’’est apparu que vers 1800 si l’’on prend pour référence la première règle connue datant de 1818.

 

Le plus ancien traité sur le trictrac a été écrit par Euverte Jollyvet, avocat au parlement de Paris, en 1634 dans le but de standardiser les règles du jeu qui devaient se transmettre alors par tradition orale. Depuis cette date, seulement des modifications mineures ont été apportées et les règles ont connu une grande stabilité comme en attestent les différents traités de la bibliographie. Un des auteurs en avait déjà fait la constatation en 1818 : « Il est constant qu’il y a cent cinquante ans qu’’on le joue comme on le fait à présent, sans que ses règles aient subi de variations importantes. »

 

 

Le dernier traité d’importance a été publié en 1852.

 

Le Directoire est la forme de gouvernement utilisée par la Première République française, du 26 octobre 1795 (4 brumaire an IV) au 9 novembre 1799 (18 brumaire an VIII). Il tire son nom du « directoire » c'est à dire l'ensemble des cinq Directeurs, chefs du gouvernement entre lesquels le pouvoir exécutif et les ministres sont répartis, pour éviter la tyrannie, et dont le siège est au palais du Luxembourg. Mis en place à la fin de la Terreur par les républicains modérés de la Convention thermidorienne, le régime, inspiré par une bourgeoisie enrichie par la spéculation sur les biens nationaux et les assignats, rétablit le suffrage censitaire, qui sert à élire les deux chambres législatives, le Conseil des Cinq-Cents et le Conseil des Anciens. Cette recherche de stabilité sociale est contrebalancée par un renouvellement annuel du tiers du corps législatif et d'un Directeur.

 

 

 

French Directoire Period  Reversible Desk and Tric-Trac Game Table sign by Jacob Freres Rue Meslée Circa 1798

 

French Directoire period Tric -Trac or « jeu de Jacquet » game table in mahogany and mahogany veneer. Very pratical removale and reversible top with handsome decorated leather. One side serves as a small desk and the reverse side of the table top serves as card tables. Top is removable revealing backgammon or « Jeu de Jacquet » board made of exotic wood with inlaid bone.

Based on four legs, ending in gilt-bronze hooves and castors.

 

French Parisian Directoire period work, circa 1798 sign by Jacob Freres Rue Meslée.

Very good condition, new French polish.

 

François-Honoré-Georges Jacob-Desmalter

 

François-Honoré-Georges Jacob-Desmalter (1770–1841) oversaw one of the most successful and influential furniture workshops in Paris, from 1796 to 1825. The son of Georges Jacob, an outstanding chairmaker who worked in the Louis XVI style and Directoire styles of the earlier phase of Neoclassicism and executed many royal commissions, Jacob-Desmalter, in partnership with his older brother, assumed the family workshop in 1796. Freed from the Parisian guild restrictions of the Ancien Régime, the workshop was now able to produce veneered case-pieces (ébénisterie) in addition to turned and carved seat furniture (menuiserie). When his brother died, Jacob-Desmalter drew his father from retirement and began to develop one of the largest furniture workshops in Napoleonic Paris.

 

Furniture in the Empire style produced by the firm of Jacob-Desmalter et Cie ("and Company") in rue Meslée, Paris, mainly employed mahogany veneers with gilt-bronze mounts. Seat furniture forms, of mahogany when they were not painted or gilded, derived inspiration from seats and thrones of Antiquity, recognizable in details from bas-reliefs and on Greek vases. Jacob-Desmalter, principal supplier of furniture to the Emperor, also received commissions from Pauline Borghese, Napoleon's sister in Rome, and the Empresses Joséphine and Marie Louise, for whom he supplied numerous pieces for the Château de Malmaison, the Château de Compiègne, the Tuileries Palace, and other imperial residences. Important commissions included a magnificent cradle built for the infant King of Rome, and the most expensive single item, the jewel cabinet for the Empress, delivered in 1809 for the Empress Joséphine's state bedroom in the Tuileries (soon to be used by Marie-Louise). It was designed by the architect Charles Percier and embellished with gilt-bronze plaques: the central one, according to its original description, depicts the "Birth of the Queen of the Earth, to whom Cupids and Goddesses hasten with their Offerings" by the Empire's most eminent bronzier, Pierre-Philippe Thomire, modelled by Antoine-Denis Chaudet.

 

Greatly dependent on orders from Napoleon, the firm went bankrupt in 1813, when Imperial debts mounted during the last phase of the Napoleonic Empire. Jacob-Desmalter, however, managed to resurrect the company, and commissions revived after 1815; he continued to run it until his son, Alphonse-George, succeeded him in 1825.

 

 

Jacob Frères was the stamp used by the brothers Georges II (1768-1803) and François-Honoré Jacob (1770-1841) from 1796-1803. They were the sons of Georges Jacob (1739-1814), a furniture maker who worked for aristocracy and royalty during the reign of Louis XVI. Among his clients during that time were Marie Antoinette, the Comte d'Artois, and the Comte de Vandrenil. During the early years of the revolution, Georges Jacob produced furniture in the new "antique" style for the Painter Jacques-Louis David. This tie with the famous painter proved fortuitous as David later defended Georges Jacob from suspicions of having royalist sympathies and helped arranged Jacob to work for the National Convention supplying furniture for a meeting room. During this time Georges Jacob worked from designs by David and by a partnership of Charles Percier and Pierre-François-Léonard Fontaine, which explains the classical influences on the furniture, as these designers were known for favoring that type of design.

In 1796, during the Directory years, Georges Jacob decided to transfer his business to his two sons, Georges II and François-Honoré Jacob, and retire. The Jacob Frères company formed by the two brothers was supported by the governments it served under and held in high regard by the avant-garde who thought of the company as the "obvious and almost only choice in Paris for new luxury furniture." The Jacob Frères continued to work from designs by Percier and Fontaine much like their father, however, the younger brother, François-Honoré Jacob, was also an accomplished draftsman and could create designs for lesser pieces of furniture that complimented the design provided. The Jacob Frères would also take the successful designs and reproduce them for other clients on unrelated commissions, which helped to spread the empire style and also made the imperial residences relatively uniform in decoration. However, this also means that any particular model cannot be attributed to anyone without the design on paper by a recognizable signature.

 

The Jacob Frères most famous client was Josephine, wife of Napoleon Bonaparte. She would have most likely seen the work of their father during the revolution in a progressive aristocrat's house. She used them to decorate various imperial residences, such as the Tuileries palace, and remained a loyal customer, using them almost exclusively, until her death. When Georges II (the elder brother) died in 1803, Georges came out of retirement to help the remaining son, François-Honoré (who changed his named to Jacob Desmalter) from a new partnership called Jacob Desmalter Et Cie. (stamped Jacob D. R. Mesleé, on two lines), which continued to be a influential supplier for the imperial period and is credited with helping to define the Empire style as it is known today.

 

  • Sources Constantino, Ruth T. How to Know French Antiques. New York: Clarkson N. Potter, Inc., 1961. 89. Print.
  • Draper, James David. The Arts Under Napoleon (exhibition April 6-July 30, 1978). The Metropolitan Museum of Art, New York. 1978
  • Librarie Hachette. French Cabinetmakers of the Eighteenth Century. New York: French and European Publications Inc, 1965.
  • Percier, Charles, and Pierre Fountaine. Empire Stylebook of Interior Design. Dover Edition. New York: Dover Publications, INC, 1991. iv. Print. (Translated by unknown - Introduction by unknown author)
  • Ward, John D. "From Mahogany to Gilt: Josephine's Choices in Furniture." Josephine and the Arts of the Empire. Eleanor P Delorme. Getty Publishing: Los Angeles, 2005. 

 

The backgammon is a board game which was very fashionable in France in the 17th and 18th centuries, in the court and in the aristocratic circles. It knew a revival during the Restoration before to disappear almost at late-19th century. It is a reasoned chance games such as the backgammon, which was known in France under the naming « Jeu de Jacquet ».

 

The oldest treaty on the backgammon was written by Euverte Jollyvet, lawyer to the parliament of Paris, in 1634.

The last treaty was published in 1852.

 

The Directory was a five-member committee which governed France during the later period of the French Revolution. It succeeded the Committee of Public Safety in November 1795 under the Constitution of the Year III, and it lasted until it was overthrown by Napoleon in November 1799 and replaced by the Consulate. This period is commonly known as the "Directory era."

 

Coordonnées

  • Galerie n° : 82, 83 & 84 - Allée 1
  • Nom : Debono
  • Prénom : Laurence & Marc
  • Téléphone Portable : +33 (0)6 07 57 42 55
  • Téléphone Fixe : +33 (0)1 40 10 83 63

Pour parcourir le catalogue de l'antiquaire : cliquez ici

Site internet : www.parisantique.com E-mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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