Émile Gallé (1846-1904)
Flacon à parfum de forme méplat quadrilobé en cristal soufflé transparent, complet de son bouchon d’origine.
Le corps présente un riche décor d’émaux polychromes et d’or figurant des rinceaux feuilla-gés, arabesques et fleurs stylisées d’inspiration Renaissance et persane. Il est flanqué de quatre médaillons circulaires :
Deux faces principales ornées de médaillons centraux transparents gravés en réserve et re-haussés à l’émail, représentant des figures allégoriques féminines nues (la Fortune sur sa roue avec sa voile, et une nymphe jouant de la flûte double).
Deux médaillons latéraux à fond vermiculé / guilloché dépoli, ornés de rinceaux d’acanthe en grisaille.
Le bouchon champignon et le col reprennent harmonieusement le décor floral et les volutes émaillées.
Signature émaillée sous la base « Émile Gallé » et « Croix de Lorraine» simplifiée,
Circa 1885–1890 (première époque de Nancy, travail d’émaux durs)
H 10,5 cm Diam 7 cm
Très bel état de conservation général, bouchon d’origine ajusté, infimes traces d’usage normales sous la base.
Le verre de Gallé avant 1900 : la genèse d’un génie.
Avant ses célèbres créations multicouches gravées à l’acide de l’Exposition de 1900, Émile Gallé explore une autre voie, pure et précieuse :
Meisenthal (jusqu’en 1894) : Sans four propre à Nancy au départ, il fait souffler ses ébauches en Moselle chez Burgun, Schverer & Cie selon ses recettes chimiques, avant de les émailler et graver dans son atelier nancéien.
L’esprit Renaissance & Orient :
Des verres clairs ou subtilement teintés (le bleuté « clair de lune » de 1878), peints d’émaux polychromes au grand feu et rehaussés d’or.
1894, l’indépendance :
Gallé ouvre enfin ses propres fours à Nancy, invente la marqueterie de verre et bascule vers le symbolisme végétal qui définira l’École de Nancy.
Une période rare, historique et d’une virtuosité absolue.
| Siècle | 19ème Siècle |
|---|---|
| Style | Art Nouveau |
| Type d'Objet | Antiquités |

























