Huile sur carton
Signée et datée 1927 en bas à droite
Dimensions : 90 x 71 cm
Avec cadre : 112,5 x 93,5 cm
Une oeuvre surréaliste du peintre néerlandais Kristians Tonny réalisée en 1927. Une composition à forte charge fantasmagorique où se côtoient figures humaines, oiseaux, insectes surdimensionnés.
Le surréalisme en peinture, un « Automatisme psychique pur »
Les peintres surréalistes expriment l’inconscient et les rêves à travers leur art, utilisant souvent des images étranges et fantastiques.
Le surréalisme est associé à la technique de l’automatisme. Celle-ci consiste à peindre ou à dessiner sans réfléchir consciemment, pour permettre à l’inconscient de prendre le dessus afin de révéler des images cachées.
C’est André Breton en 1924 qui en pose les bases avec la publication de son Manifeste du surréalisme, s’inspirant des thèses de Sigmund Freud sur l’inconscient. Il le définit comme un « Automatisme psychique pur » avec l’écriture automatique comme principe créateur.
Les principaux artistes associés à ce mouvement incluent Salvador Dalí, René Magritte et Max Ernst.
Kristians Tonny, jeune peintre surréaliste de talent
Kristians Tonny jeune peintre prodige de 20 ans, peint cette toile .
deux ans après sa participation à la première exposition de peintures surréalistes à la Galerie Pierre à Paris en 1925. Rapidement, il fut reconnu comme un artiste établi, plébiscité par la critique et dont les œuvres furent acquises par des collectionneurs avertis. Il s’était lié d’amitié avec Gertrude Stein, poétesse, écrivaine et collectionneuse d’art moderne américaine, dont il fit le portrait en 1930, devenant ainsi le deuxième artiste après Pablo Picasso à réaliser son portrait
Biographie
Tonny Kristians était un peintre et dessinateur surréaliste dont la carrière s’étendit des années 1920 aux années 1970. Né à Amsterdam, il s’installa à Paris avec ses parents en 1913. Encouragé par son père, il commença à peindre et à dessiner dès son plus jeune âge, ce qui lui permit d’exposer dans une galerie parisienne dès l’âge de douze ans et de s’imposer comme un artiste d’avant-garde en 1929.
Jeunesse
Son talent fut très tôt reconnu et encouragé par son père, A. Kristians.
l’aidait à l’atelier et accompagnait également ses parents dans tous leurs déplacements. Son immersion dans la vie parisienne, les cabarets et le cinéma lui inspira en grande partie ses premières œuvres.
Considéré comme un enfant prodige, il se fit rapidement remarquer.
Il exposa pour la première fois en 1920 à la galerie parisienne Mouninou, puis, en 1924, aux Pays-Bas, à la société d’artistes amstellodamoise De Kring.
Vers l’âge de quinze ans, il fréquentait régulièrement l’atelier du peintre Jules Pascin. Il apprit beaucoup de lui. Il contribua notamment au développement de la technique du transfer, une technique de dessin à l’aveugle imaginée par Pascin comme une expérience d’expression libre. Kristians Tonny perfectionna cette technique et se l’appropria pleinement.
Vie et carrière jusqu’en 1939
En 1925, il participa à la première grande exposition surréaliste à la Galerie Pierre à Paris. Rapidement, il fut reconnu comme un artiste établi, plébiscité par la critique et dont les œuvres furent acquises par des collectionneurs avertis. Il s’était lié d’amitié avec Gertrude Stein qui l’encouragea à louer un atelier. Une dispute privée entraîna une rupture définitive entre eux. Il décida de partir pour Tanger, au Maroc. Au bout d’un an environ, il retourna en Europe, séjournant en France et aux Pays-Bas avant de s’installer définitivement à Paris.
Début 1937, il partit avec sa première épouse, Marie Claire Ivanoff, qu’il venait d’épouser, ainsi qu’avec Paul Bowles et sa future épouse, l’écrivaine Jane Auer, pour un voyage qui les mena d’abord aux États-Unis, puis au Mexique et au Guatemala. Aux États-Unis, son œuvre fut présentée dans diverses expositions. Il vendit des toiles à des collectionneurs et des musées et fut chargé de peindre une série de fresques dans un théâtre de Hartford, dans le Connecticut.
Son voyage au Mexique concrétisa un rêve de longue date et, dès lors, le paysage mexicain devint un thème récurrent dans son œuvre. Ce fut un tournant dans son développement artistique.
À la fin des années 1930, des expositions surréalistes eurent lieu dans plusieurs grandes villes européennes et Kristians Tonny participa à l’organisation de la première exposition internationale surréaliste aux Pays-Bas à Amsterdam. au côté de André Breton, Max Ernst, Paul Éluard, E.L.T. Mesens et d’autres.
Vie et carrière après 1939
Durant la Seconde Guerre mondiale, K.Tonny séjourna principalement dans le sud de la France. Lui et sa femme tentèrent d’émigrer aux États-Unis, mais, malgré l’accomplissement de toutes les formalités, le voyage n’eut pas lieu pour des raisons à la fois financières et politiques. Pendant la guerre, il parvint néanmoins à participer à des expositions à Monte-Carlo, où il organisa même sa propre exposition en 1942.
En 1944, il retourna à Paris où il reprit sa vie d’avant-guerre. Il vendit ses œuvres, réalisa des illustrations de livres et peignit des fresques dans le casino nouvellement construit de Saint-Malo.
Il rencontra des difficultés, notamment parce que la scène artistique parisienne d’avant-guerre avait disparu. De plus, des problèmes personnels le plongèrent dans une profonde dépression.
En 1949, après plus de trente ans passés à l’étranger, il s’installa à Amsterdam où se remaria. Il mena une vie recluse aux Pays-Bas et ne put s’intégrer pleinement au milieu artistique néerlandais de l’époque, en partie à cause du désintérêt pour le surréalisme à ce moment-là. Malgré cela, il demeura très productif jusqu’à plusieurs années avant sa mort.
En 1977, il mourut à Paris des suites d’une pneumonie.
Depuis sa mort, Tonny demeure un artiste connu d’un public restreint ; ses œuvres originales sont rarement exposées, que ce soit aux enchères ou lors d’expositions.
Bibliographie
• Frida de Jong, Laurens Vancrevel (1978). Kristians Tonny : Meulenhoff
https://shs.cairn.info/article/ARCO_CASEL_2023_01_0374
| Siècle | 20ème Siècle |
|---|---|
| Style | Autre Style |
| Type d'Objet | Antiquités |




















