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LAVIEILLE Eugène Peinture XIXème siècle Ecole de Barbizon Le moulin Aubert à Gif sur Yvette Huile sur toile signée

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LAVIEILLE Eugène ( 1820 / 1889 )
Le moulin Aubert à Gif sur Yvette.
Huile sur toile signée en bas à droite.
LAVIEILLE Eugène ( 1820 / 1889 )
Le moulin Aubert à Gif sur Yvette.
Huile sur toile signée en bas à droite.
44 / 72 cm
Certificat d'authenticité.
LAVIEILLE Eugène ( 1820 / 1889 )
Né d'un père tapissier à façon, et frère cadet du futur graveur sur bois Jacques Adrien Lavieille (1818-1862), Eugène Lavieille commence à travailler comme peintre décorateur. Attiré cependant par l'art, il se présente en 1841 à l’atelier de Corot, qui l’accepte, et dont il devient un des meilleurs et plus fidèles élèves, et, plus tard, un ami. Eugène Lavieille se consacre bientôt exclusivement à la peinture. Il se marie en 1847. Sa femme étant morte en 1848, peu après la naissance de leur fils Adrien, il se remarie en 1852 et poursuit sa nouvelle carrière malgré les difficultés financières.
Amoureux de la nature, il peint en extérieur, sur le motif, et par tous les temps. Les sujets de ses tableaux sont les arbres, les forêts, les champs et les étangs, les fermes et les rues des hameaux, les bords de rivière, les bateaux sur la grève et les côtes plates de la région de Berck, certains sites comme le château de Pierrefonds (Oise), La Ferté-Milon. Il évoque la vie de la campagne, les paysans travaillant dans les champs ou conduisant des troupeaux, des vaches en train de paître ou traversant un gué, des biches et des chevreuils dans les bois. Il peint en hiver, ou la nuit, et on fera de lui un peintre des cieux tristes et de la neige, car, effectivement, il a un art remarquable pour rendre cette atmosphère des mois de décembre et de janvier, les arbres dépouillés, les cieux gris et les éclairages si particuliers de cette époque de l’année, et un peintre des nuits, car il capte de façon saisissante les lumières de la nuit. Mais il peint aussi le printemps, les arbres en fleurs, les cieux bleus et clairs que parcourent de légers nuages. Sa palette est en fait très large, et très variée, évoluant au fil des années, et ses tableaux peuvent être très lumineux. Il faut aussi s'arrêter sur ses dessins, de grande qualité, de grande sûreté de trait, réalisés avec beaucoup de finesse.
Vers 1847, Eugène Lavieille peint avec le Groupe de L'Isle-Adam. En 1852, il vient habiter à Barbizon, où il demeure environ quatre ans, et participe au mouvement très riche de l’École de Barbizon. Par la suite, il va peindre à La Ferté-Milon et ses environs, où il vit de 1856 à 1859 (et où il retournera), Ville-d'Avray, dans le Perche en Normandie, sur la côte basque, en Seine-et-Marne près de Moret-sur-Loing et à la fin de sa vie à Courpalay. Il peint aussi à Montmartre, dès 1848, où il reviendra et s’installera.
Il est en relation étroite avec les peintres de son époque : en dehors de Corot, avec Jean-François Millet, Théodore Rousseau, Charles-François Daubigny, Diaz de la Peňa, Constant Troyon, Jules Dupré, Félix Ziem, Antoine Chintreuil, Léon Brunel-Rocque, Frédéric Henriet, Honoré Daumier, et avec l’homme de lettres Charles Asselineau, avec les photographes Nadar et Étienne Carjat, qui tous les deux feront un portrait de lui.
Sa première participation au Salon remonte à 1844. Par la suite, il participe à de très nombreux Salons, ou expositions, notamment en province. Un certain nombre de ses tableaux sont acquis, de son vivant ou ultérieurement, par l’État ou des collectivités, et sont désormais dans des musées de la région parisienne ou de province (Marseille, Lille, Moulins, Dijon, Nantes, Melun, Guéret, Alençon, Rouen, Grenoble), et à l'étranger (Cambridge, Metropolitan Museum of Art de New York). Des critiques d’art comme Charles Baudelaire et Théophile Gautier s’intéresseront de plus en plus à lui, et il est de plus en plus reconnu. Ainsi, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1878, après l'exposition de La Nuit à La Celle-sous-Moret, tableau qui sera acquis par l'État, conservé au musée de Melun. Il vit de la vente de ses tableaux, notamment lors de ventes qu’il organise.
Il paiera toutefois de sa santé le fait d’avoir peint à l’extérieur quel que soit le climat, et ses conditions de vie difficiles, et il meurt en 1889. À sa mort, il reste encore dans son atelier plus de deux cents tableaux, une part en fait de toute son œuvre, qui est très vaste.
Sa vocation de peintre sera poursuivie par deux de ses enfants, son fils Adrien Lavieille (1848-1920), peintre paysagiste comme lui, sa fille Marie Ernestine, née en 1852, mariée plus tard au sculpteur Charles Georges Ferville-Suan, et ultérieurement sa petite-fille Andrée Lavieille.
Musées :
Alençon, musée des beaux-arts et de la dentelle
Musée départemental de l'École de Barbizon
Beauvais, musée départemental de l'Oise
Musée des beaux-arts de Carcassonne
Chantilly, musée Condé6 :
Compiègne, musée Antoine-Vivene
Dijon, musée Magnin
Musée des beaux-arts de Dole :
Collection de la Ville de Fontainebleau
Musée de Grenoble
Musée de la Sénatorerie de Guéret
La Ferté-Milon, musée Jean-Racine
Palais des beaux-arts de Lille
L'Isle-Adam, musée Louis Senlecq
Musée des beaux-arts de Marseille
Musée de Melun
Montauban, musée Ingres
Musée de Moulins
Musée des beaux-arts de Nantes
Musée d'art et d'histoire de Narbonne
Musée des beaux-arts d'Orléans
Paris, musée Carnavalet
Riom, musée Mandet
Musée des beaux-arts de Rouen
Musée du Domaine départemental de Sceaux
Musée des beaux-arts de Troyes
musée des beaux-arts de Valence
Cambridge, Fitzwilliam Museum
New York, Metropolitan Museum of Art
Certificat d'authenticité.
LAVIEILLE Eugène ( 1820 / 1889 )
Né d'un père tapissier à façon, et frère cadet du futur graveur sur bois Jacques Adrien Lavieille (1818-1862), Eugène Lavieille commence à travailler comme peintre décorateur. Attiré cependant par l'art, il se présente en 1841 à l’atelier de Corot, qui l’accepte, et dont il devient un des meilleurs et plus fidèles élèves, et, plus tard, un ami. Eugène Lavieille se consacre bientôt exclusivement à la peinture. Il se marie en 1847. Sa femme étant morte en 1848, peu après la naissance de leur fils Adrien, il se remarie en 1852 et poursuit sa nouvelle carrière malgré les difficultés financières.
Amoureux de la nature, il peint en extérieur, sur le motif, et par tous les temps. Les sujets de ses tableaux sont les arbres, les forêts, les champs et les étangs, les fermes et les rues des hameaux, les bords de rivière, les bateaux sur la grève et les côtes plates de la région de Berck, certains sites comme le château de Pierrefonds (Oise), La Ferté-Milon. Il évoque la vie de la campagne, les paysans travaillant dans les champs ou conduisant des troupeaux, des vaches en train de paître ou traversant un gué, des biches et des chevreuils dans les bois. Il peint en hiver, ou la nuit, et on fera de lui un peintre des cieux tristes et de la neige, car, effectivement, il a un art remarquable pour rendre cette atmosphère des mois de décembre et de janvier, les arbres dépouillés, les cieux gris et les éclairages si particuliers de cette époque de l’année, et un peintre des nuits, car il capte de façon saisissante les lumières de la nuit. Mais il peint aussi le printemps, les arbres en fleurs, les cieux bleus et clairs que parcourent de légers nuages. Sa palette est en fait très large, et très variée, évoluant au fil des années, et ses tableaux peuvent être très lumineux. Il faut aussi s'arrêter sur ses dessins, de grande qualité, de grande sûreté de trait, réalisés avec beaucoup de finesse.
Vers 1847, Eugène Lavieille peint avec le Groupe de L'Isle-Adam. En 1852, il vient habiter à Barbizon, où il demeure environ quatre ans, et participe au mouvement très riche de l’École de Barbizon. Par la suite, il va peindre à La Ferté-Milon et ses environs, où il vit de 1856 à 1859 (et où il retournera), Ville-d'Avray, dans le Perche en Normandie, sur la côte basque, en Seine-et-Marne près de Moret-sur-Loing et à la fin de sa vie à Courpalay. Il peint aussi à Montmartre, dès 1848, où il reviendra et s’installera.
Il est en relation étroite avec les peintres de son époque : en dehors de Corot, avec Jean-François Millet, Théodore Rousseau, Charles-François Daubigny, Diaz de la Peňa, Constant Troyon, Jules Dupré, Félix Ziem, Antoine Chintreuil, Léon Brunel-Rocque, Frédéric Henriet, Honoré Daumier, et avec l’homme de lettres Charles Asselineau, avec les photographes Nadar et Étienne Carjat, qui tous les deux feront un portrait de lui.
Sa première participation au Salon remonte à 1844. Par la suite, il participe à de très nombreux Salons, ou expositions, notamment en province. Un certain nombre de ses tableaux sont acquis, de son vivant ou ultérieurement, par l’État ou des collectivités, et sont désormais dans des musées de la région parisienne ou de province (Marseille, Lille, Moulins, Dijon, Nantes, Melun, Guéret, Alençon, Rouen, Grenoble), et à l'étranger (Cambridge, Metropolitan Museum of Art de New York). Des critiques d’art comme Charles Baudelaire et Théophile Gautier s’intéresseront de plus en plus à lui, et il est de plus en plus reconnu. Ainsi, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1878, après l'exposition de La Nuit à La Celle-sous-Moret, tableau qui sera acquis par l'État, conservé au musée de Melun. Il vit de la vente de ses tableaux, notamment lors de ventes qu’il organise.
Il paiera toutefois de sa santé le fait d’avoir peint à l’extérieur quel que soit le climat, et ses conditions de vie difficiles, et il meurt en 1889. À sa mort, il reste encore dans son atelier plus de deux cents tableaux, une part en fait de toute son œuvre, qui est très vaste.
Sa vocation de peintre sera poursuivie par deux de ses enfants, son fils Adrien Lavieille (1848-1920), peintre paysagiste comme lui, sa fille Marie Ernestine, née en 1852, mariée plus tard au sculpteur Charles Georges Ferville-Suan, et ultérieurement sa petite-fille Andrée Lavieille.
Musées :
Alençon, musée des beaux-arts et de la dentelle
Musée départemental de l'École de Barbizon
Beauvais, musée départemental de l'Oise
Musée des beaux-arts de Carcassonne
Chantilly, musée Condé6 :
Compiègne, musée Antoine-Vivene
Dijon, musée Magnin
Musée des beaux-arts de Dole :
Collection de la Ville de Fontainebleau
Musée de Grenoble
Musée de la Sénatorerie de Guéret
La Ferté-Milon, musée Jean-Racine
Palais des beaux-arts de Lille
L'Isle-Adam, musée Louis Senlecq
Musée des beaux-arts de Marseille
Musée de Melun
Montauban, musée Ingres
Musée de Moulins
Musée des beaux-arts de Nantes
Musée d'art et d'histoire de Narbonne
Musée des beaux-arts d'Orléans
Paris, musée Carnavalet
Riom, musée Mandet
Musée des beaux-arts de Rouen
Musée du Domaine départemental de Sceaux
Musée des beaux-arts de Troyes
musée des beaux-arts de Valence
Cambridge, Fitzwilliam Museum
New York, Metropolitan Museum of Art

Additional Info

  • N° de Stand: 11 / 121
  • Galerie: Violon d'Ingres
  • Siècle: 19ème Siècle
  • Époque/Style: Napoléon III
  • Dimensions: 44 / 72 cm
  • Matériaux: Huile sur toile signée
  • Provenance: collection privée Française
  • Signature: LAVIEILLE Eugène ( 1820 / 1889 )
Violon d Ingres

Galeries 11, 121, 121 bis, 148 bis & 149 - Allées 1 & 2
+33 (0)6 20 61 75 97
+33 (0)6 20 81 26 96

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