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Emile Maillard Peinture Française Début 20è Siècle Coucher De Soleil Huile Signée

Proposé par

Emile MAILLARD ( 1846 / 1926 )
Coucher de soleil.
Huile sur carton signée en bas à droite.
19 x 23,5 cm
Emile MAILLARD ( 1846 / 1926 )
Émile Marie Honoré Maillard, dit Émile Maillard, né le 2 juin 1846 à Amiens et mort le 23 juillet 1926 au Havre, est un artiste peintre français principalement connu pour ses marines représentant les côtes de Normandie, de Picardie et du Boulonnais.
Elève de l'Académie Julian en 1886, il a été nommé Peintre Officiel de la Marine en mai 1891 et Officier d'académie en février 1899.
Émile Maillard est issu d’une famille bourgeoise établie à Amiens depuis plusieurs générations. Ses parents, Alexandre Eugène Maillard (1806-1893) et Victoire Clarisse Hordé (1808-1881) tirent leur prospérité de l’entreprise de fabrication et de négoce de tissus créée au début du XIXe siècle par les ancêtres maternels d’Émile et administrée par son père au n°15 de la rue des Clairons (Amiens). Deux des quatre enfants du couple Maillard-Hordé étant morts en bas âge, Émile vivra une adolescence d’enfant unique, sa sœur aînée Clara étant déjà âgée de 15 ans lorsqu’il naît le 2 juin 1846, à l’adresse de l’entreprise familiale, résidence de ses parents.
Pendant la guerre franco-allemande qui éclate en juillet 1870 et se terminera par la défaite française entraînant la chute du Second Empire et l’occupation de la ville d’Amiens par les prussiens en décembre 1870, Émile, âgé de 24 ans, sert comme capitaine à la Garde nationale mobile de la Somme. Il sera nommé en décembre 1875 au grade de lieutenant au 12e régiment territorial d’infanterie, grade dont il démissionne en mars 1880. Malgré cette démission, Alexandre Millerand, Ministre de la guerre, lui attribue, le 10 octobre 1912, la Médaille commémorative de la guerre 1870-1871 instituée par la loi du 9 novembre 1911.
Dans les premières années de la IIIe République (1871-1900), la ville d’Amiens se développe et connaît une renaissance culturelle favorisant les arts, renouveau auquel Émile Maillard apporte sa contribution dans le domaine des arts graphiques. Il devient membre de la Société des Amis des Arts du département de la Somme et le restera jusqu'en 1913. En juillet 1879, il participe, à 33 ans, à l’exposition annuelle de peinture et de dessin qu’organise cette Société et obtient la mention « Honorable ».
Le décès de sa mère, survenu en mars 1881 affecte beaucoup l’artiste, et son père l’encourage alors à s’éloigner du domicile familial pour peindre les sujets de bord de mer qu’il affectionne, dans la baie de Somme et sur la côte picarde et la côte d’Opale, d’Étaples à Dunkerque. Lors de ses voyages, il est assisté par Marie Frion (1855-1934), jeune employée de l’entreprise familiale qu’il épouse à Amiens le 11 novembre 1891. Trois fils naîtront de cette union : Marcel (1889-1945), Maurice (1892-1971) et Pierre (1893-1915).
En 1884, Émile Maillard devient Sociétaire des artistes français et expose désormais régulièrement ses œuvres à Amiens, puis à Paris. En juillet 1885, à 39 ans, il obtient une médaille d’argent à l’exposition d’Amiens avec trois œuvres exposées : Marée descendante, Entrée de ferme et Cour de ferme. En 1886, il est admis comme élève à l'Académie Julian sur la recommandation d'Émile Renouf. En février 1888 et 1889 (Exposition Universelle), il participe au Salon de la Société des artistes français à Paris et obtient deux fois la mention « Honorable », notamment pour le tableau intitulé Les derniers secours conservé au Musée de Picardie à Amiens. Jusqu’à la fin du siècle, Émile continue d’exposer et obtient plusieurs récompenses, en particulier une médaille de bronze au Salon parisien de février 1893 et une médaille d’or à Amiens.
Le 16 mai 1891, Émile Maillard est nommé Peintre Officiel de la Marine, nomination que le Ministre de la marine, Édouard Barbey, lui annonce le 20 mai par l’intermédiaire d'Albert Dauphin, Sénateur de la Somme qui a appuyé la candidature de l’artiste de sa recommandation.
Après le décès de leur père survenu en octobre 1893, Émile et sa soeur Clara vendent l’entreprise familiale de tissus, ce qui procure au peintre la rente financière lui permettant de continuer à se consacrer exclusivement à son art. Il se fait construire dans le quartier de Saint-Acheul à Amiens, une belle demeure où il installe son atelier.
Depuis 1891, la France et la Russie tsariste se sont rapprochés pour faire contre-poids à la Prusse. L’évolution positive des relations diplomatiques entre les deux pays aboutit à l’Alliance franco-russe, accord de coopération militaire ratifié le 4 janvier 1894 par le gouvernement français. Dans ce cadre, une visite officielle des souverains russes en France est organisée pour octobre 1896. En sa qualité de Peintre Officiel de la Marine, Émile Maillard informe le cabinet du Ministre de la marine de son intention de prendre comme sujet d’un prochain tableau l’arrivée à Cherbourg des yachts impériaux du Tsar, l’Etoile polaire et le Standart escortés par les fleurons de la marine de guerre française. Le 8 septembre 1896, le Cabinet du Ministre confirme son accord et invite le vice-amiral Henri Rieunier, Commandant en chef, Préfet du 1er arrondissement maritime, à donner au peintre toutes facilités pour l’accomplissement de son projet. Ayant exécuté son tableau intitulé L’Escadre de la mer du Nord à Cherbourg et représentant cette escadre escortant le yacht impérial à l’arrivée du tsar Nicolas II et de la tsarine Alexandra Fiodorovna de Russie en rade de Cherbourg le 5 octobre 1896, Émile en fait offrande au Ministre de la marine pour l’Hôtel du Ministère. L’hommage est accepté par le Cabinet du Ministère en date du 12 juin 1897. Lors de la seconde visite officielle en France des souverains russes, en 1901, Émile peint deux nouvelles toiles commémorant l’arrivée du yacht impérial russe Le Standart à Dunkerque le 18 septembre 1901, Le Cassini et Le Standart passent la revue de l'escadre à Dunkerque et Le Cassini portant le Président de la République (Le Cassini est le navire à bord duquel le Président de la République Émile Loubet a embarqué pour accueillir en mer le Tsar Nicolas II).
Le 27 février 1899, à 52 ans, Émile Maillard est nommé Officier d’académie par arrêté du Ministre de l’instruction publique et des Beaux-Arts.
Dans les premières années du XXe siècle, la rente financière issue de la vente de l’entreprise familiale s’épuisant, Émile doit vendre sa demeure du quartier Saint-Acheul à Amiens. Il s’installe avec sa famille au n°25 de la rue Voiture à Amiens, où le couple et leurs trois fils sont recensés en 1906. Le peintre est alors âgé de 60 ans. Les vingt dernières années de sa vie sont marquées par une réduction de ses ressources financières et les bouleversements dramatiques entraînés par la Première Guerre Mondiale. Le 14 juillet 1915, Pierre Maillard, le plus jeune des enfants du couple, lieutenant Saint-Cyrien au 2e bataillon du 72e régiment d’infanterie âgé de 21 ans est tué au combat en Argonne lors de l’offensive de Bois-Volante. Il est cité à l’ordre de la IIIe armée et reçoit la Croix de guerre et la Légion d’honneur. La ville d’Amiens est très proche du front ce qui contraint Émile et son épouse à un exil à Morlaix (Finistère) au début de 1917. Le 15 mai 1917, Émile, âgé de 70 ans, apprend que Marcel, son fils aîné, sous-lieutenant au 272e régiment d’infanterie a été fait prisonnier. Libéré après l’armistice, ce dernier sera décoré de la Croix de guerre et honoré de la Fourragère.
Pendant son exil à Morlaix, Émile Maillard ne cesse pas de peindre malgré son âge (plus de 70 ans). Il est notamment en relation avec Monsieur Picot, propriétaire de la galerie d’exposition permanente de tableaux de l’École française opérant à Paris (39, rue Damrémont) et à Zurich, galerie à laquelle il vend plusieurs dizaines de toiles. Il accorde à cette galerie une exclusivité pour la vente de ses oeuvres en Suisse en échange de l’intermédiation de cette dernière auprès du Bureau de secours de Berne pour la transmission de colis à son fils Marcel prisonnier en Allemagne contre rémunération prélevée sur le produit de la vente de ses tableaux et dans l’espoir d’obtenir le transfert du prisonnier en Suisse. Les commandes de la galerie portent sur des marines, spécialité du peintre, mais aussi des représentations des tranchées qui rencontrent un fort succès commercial. D’autres tableaux de cette période représentent l’intérieur de la maison dite de la Duchesse Anne de Bretagne, remarquable par son escalier à vis arrimé à une colonne en chêne d’un seul tenant de 11 m, ornée de sculptures des saints protecteurs.
À la fin de l’année 1920, Émile et son épouse quittent Morlaix et, malgré leur désir de retourner à Amiens, leur ville natale, se résignent à s’installer au Havre ou résident désormais leurs deux fils survivants. C’est dans cette ville du Havre qu’Émile peint ses dernières toiles et qu’il décède le 23 juillet 1926, à 80 ans, dans son domicile loué au n° 10 de la rue du Docteur Lecadre. Il est inhumé dans le caveau de famille du cimetière de La Madeleine à Amiens.
En date du 23 juillet 1960, le Conseil municipal de la ville d’Amiens décide de baptiser la voie reliant la rue de la Folie à la rue Terral (actuellement la voie reliant la rue Terral à la rue de l’Abbé Hénocque, entre les quartiers Saint Maurice et Sainte-Thérèse de l’enfant-Jésus / Pigeonnier) Rue Maillard du nom d’Émile Maillard, peintre de talent.
Émile Maillard a été l’élève de Gustave Boulanger (1824-1888) et de Jules Joseph Lefebvre (1834-1912), professeurs qui ont tous les deux enseigné à Paris, à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts et à l’Académie Julian. Il a aussi bénéficié des enseignements d’Ulysse Butin (1838-1883), d’Ernest Ange Duez (1843-1896) et d’Émile Renouf (1845-1894).
Parmi ses élèves, il compte Charles Cottet (1863-1925), peintre naturaliste et orientaliste dont plusieurs œuvres sont conservées dans les collections publiques, ainsi que Gabrielle Morin (1854-1933), artiste peintre attachée à la Normandie et plus particulièrement aux portes septentrionales de la province puisque la région d’Eu, où elle a vécu, lui inspira de nombreux tableaux ayant la mer pour sujet. Ses oeuvres sont en partie conservées au Musée Louis-Philippe du château d’Eu, musée qui a rendu hommage à l’artiste au printemps 2008.
Émile a aussi lié amitié avec Albert Bance et Jules Victor Verdier, deux artistes-peintres qui sont ses témoins lors de son mariage en 1891.
Émile Maillard est surtout reconnu pour la qualité de ses marines. Un critique contemporain affirmait avoir fait de cet artiste, « qui savait traduire la mer avec tant de sincérité et d’émotion », son artiste favori. Selon ce critique : « Émile Maillard a le sens du mouvement du vaste élément liquide et l’eau qu’il représente a toujours, ce qui est rare, toute sa fluidité. Son tableau L’épi résume toutes ses qualités autant par l’allure majestueuse des vagues que par la couleur puissante de la jetée qui contraste avec l’aspect toujours un peu transparent de la mer, même lorsqu’elle est démontée. ».
Un autre auteur porte le jugement suivant : « Les marines de M. Émile Maillard révèlent un familier de la mer, un observateur des vents et des tempêtes, des ciels noirs, précurseurs d’orage. En 1887, il a exposé Au large, effet de mer bouleversée, avec quelques bateaux de pêcheurs fuyant à l’horizon. Les derniers secours (cf. ci-dessous) représentent une jetée envahie par les flots, sur laquelle on voit des marins accompagnés de leurs femmes poussant une charrette remplie d’appareils de sauvetage. Tous ces braves gens veulent porter secours à un navire en détresse que l’on aperçoit au loin. La scène est dramatique. Gros temps à Boulogne, À la côte, Pendant la tempête, Vapeur échouant en dehors de la jetée, l’Épave, nous montrent des mers courroucées sous différents aspects que l’artiste a fort bien traitées. ».
Le Musée de Picardie à Amiens possède une huile peinte par Émile Maillard intitulée Les derniers secours. Il a été exposé au Salon de 1888 et a obtenu la mention « Honorable ». Ce tableau est entré au musée en 1905, avant la mort de l’artiste, par achat de la Commission.
Trois de ses tableaux sont conservées à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris.
violondingres.fr

Informations supplémentaires

  • N° de Stand: 11 / 121
  • Galerie: Violon d'Ingres
  • Siècle: 20ème Siècle
  • Époque/Style: Louis XV
  • Dimensions: 19 x 23,5 cm
  • Matériaux: Huile sur carton signée
  • Provenance: Collection particulière Française
  • Signature: Emile MAILLARD ( 1846 / 1926 )
Violon d Ingres

Galeries 11, 121, 121 bis, 148 bis & 149 - Allées 1 & 2
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