Le Quotidien de l’art – 2 juillet 2025

100 ans, l’âge du marché Biron

 

Inauguré en 1925, à la faveur d’une réglementation de 1898 qui précise l’activité de brocanteur, ce marché clos éclot alors que les premières puces de Saint-Ouen sont installées aux portes de Paris depuis 1870. Biron prend place sur un terrain appartenant à Daniel Regner (joaillier et fabricant de dynamos pour l’armée), le long de deux grandes allées s’étendant sur 7 500 m2. Spécialisé dans le mobilier et les objets anciens de qualité, il connaît un succès immédiat et est rapidement surnommé le « faubourg Saint-Honoré des puces », en référence au prestigieux quartier parisien. Avant-guerre, on y croise André Breton, Salvador Dalí ou encore Pablo Picasso venus chiner des objets et chercher l’inspiration. En 1944, des bombardements détruisent le haut de Biron qui se modernise l’occasion de sa reconstruction. Aujourd’hui quelque 170 antiquaires y sont installés, accueillant bon nombre de visiteurs sur les 5 millions qui circulent chaque année sur l’ensemble des puces de Saint-Ouen, classées en 2001 « Aire de valorisation de l’architecture et du patrimoine » en attendant une possible inscription sur la liste du Patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Pour fêter son centenaire, Biron a conçu, en collaboration avec Alexis Lecomte (historien, auteur, guide conférencier et créateur du compte Instagram @histoire_de_rue), une exposition photographique mêlant images d’archives et vues contemporaines, retraçant les grandes heures de ce marché.

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