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jeudi, 04 juin 2020 16:47

Portrait de Marchand : La Galerie Tora Tori

La Galerie Tora Tori

 

La galerie Tora Tori est tenue par Monsieur Mayer Brecher et son épouse Nathalie, que l'on peut retrouver aux stands 60 et 67 de l'allée 1 de Biron. Amoureux des arts asiatiques et notamment du Japon, leur passion les a poussés à ouvrir cette galerie au sein du Marché Biron.

Ils proposent de nombreuses oeuvres d'art asiatique. Quatre vingt pourcent des oeuvres présentées par la galerie Tora Tori sont japonaises. Tora Tori propose ainsi des pièces de toutes tailles et pour tous les budgets. Ils ouvrent leurs portes à tous les clients curieux d'en apprendre davantage sur l'art de ces pays.galerie tora tori

 

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Monsieur Brecher >> ici <<

 

Focus sur l'Histoire de l'Art du Japon, du point de vue d'un marchand... 

Survol des Arts du Japonkakemono peinture sur soie Tora Tori

Secret et fermé, pendant des millénaires, le Japon s’est ouvert au commerce avec l'occident d’abord par l’arrivée des jésuites portugais (1542) qui installent des ports de commerce dans le sud (Nagasaki, Kyushu). Ensuite, par les hollandais au début du 17ème siècle, qui après avoir aidé le Shogunat Tokugawa à expulser tous les missionnaires chrétiens, ont ouvert la Compagnie Néerlandaise des Indes Orientales à Hirado.

Dès cette époque les échanges commerciaux avec les occidentaux nous ont permis de découvrir et apprécier la richesse et la prouesse des techniques artistiques des artisans japonais.

Bien que souvent empruntés à la Chine, par le biais des échanges entre temples Zen, des peintures et de nombreux objets sont importés puis modifiés, voire améliorés, par des techniques propres aux artisans japonais telles que la couleur, les estampes, les céramiques, le fer des sabres et les armures…

Du fait de l’usage au quotidien du pinceau pour l’écriture, les peintures ont été aussi déclinées en rouleaux verticaux (kakejiku) d’abord sous forme de calligraphies ou de représentations bouddhiques puis sous forme d’estampes reprenant des thèmes de la vie quotidienne du Japon, scènes de théâtre et d’acteurs, les vues célèbres du Japon ou l’histoire des guerres féodales du pays. La qualité picturale des estampes japonaises a d’ailleurs grandement marqué nos peintres impressionnistes.

 

paravent Tora Tori

 

La peinture est également omniprésente dans les maisons japonaises sous forme de portes coulissantes (Fusuma) ou de paravents (byobu). Les paravents japonais sont certainement la forme picturale la plus aboutie. Elle raconte une histoire ou permet une contemplation sur 2, 4, 6 ou 8 panneaux allant de 1,60 mètre à 4 mètres de large. 

Dès le 16ème siècle plusieurs écoles se créent avec des choix artistiques bien spécifiques. L’utilisation de pigments naturels, de poudre d’or et d'argent ou d’aplats de feuilles d’or. L’école Kano, la plus importante, par ses paysages, l’école Rimpa par ses choix floraux d’un grand réalisme ou l’école Tosa dont la description des grands évènements de l’histoire du japon nous impressionne par la finesse des détails des personnages.

 

katana Tora Tori

 

Le Japon, dans l’imaginaire collectif, ce sont bien sûr les katana et les armures. Les japonais maîtrisent l’acier comme personne au monde. L’association de plusieurs couches d’aciers différents, une multiplicité de pliages dont le secret est gardé précieusement par chaque forgeron donnent à cette arme une flexibilité et un tranchant exceptionnels. Au-delà de la prouesse métallurgique le katana est l’âme du Japon. Il est le symbole des siècles de guerres shogunales qui ont façonnés le Japon. Il est présent dans chaque famille et se transmet de père en fils.

L’art de la guerre n’est pas un vain mot pour le Japon qui très tôt a développé des stratégies, des châteaux forts, des armes et équipements qui permettaient d’emporter la victoire sur l’ennemi.

armure Tora Tori

L’armure s’est naturellement inscrite dans cette recherche d’efficacité. Par une certaine légèreté et la combinaison des critères d’articulation des différents éléments protecteurs, jambes, torse, bras, épaules, couvre-nuque et casque ont permis la protection efficace contre les coups de sabre et les flèches tout en guerroyant à cheval.

 

Par l’arrivée des portugais et l’introduction des mousquets, les règles de la guerre ont été totalement inversées et les armures ne pouvant arrêter les balles la victoire a changé de camp.

 

laque Tora ToriL’art de la laque (résine toxique issue de l’arbuste de la famille des anacardiacées) au Japon date de plusieurs millénaires à peu près à la même époque qu’en Chine. Le laque (l’objet) à l’origine d'usage utilitaire et protecteur puis ensuite décoratif permettait des gravures, des incrustations d’ivoire, de nacre d’os, de corail, de feuilles et de poudre d’or et d’argent… d’où son nom de “L’or du Japon” donné par Marco Polo dès le 13/14ème siècle.

Le cardinal de Richelieu (1585-1642) se procura quelques coffres en laque du japon et incrustations de nacre dont la forme en dôme du couvercle laisse à penser qu’ils sont du style Namban (de l’époque des portugais). Le cardinal Mazarin (1602-1661) appréciait également tout ce qui provenait de Chine ou du japon dont le célèbre coffre dit "de Mazarin". Un modèle similaire à celui du Victoria and Albert Museum fut vendu en France.

Nombreuses sont les collections françaises de laques japonais au 18ème siècle dont la plus célèbre, sans doute, est celle de Marie Antoinette.

 

vase céramique Tora Tori La céramique japonaise remonte à 15000 ans avant notre ère où l'on voit apparaître des terres cuites à basse température et à usage fonctionnel bien que déjà décorative dès l'époque Jomon moyen (15000-300) avec des décors de figurines ou de petites statuettes.

A partir du 15ème siècle où, dans les temples puis à la cour, la cérémonie du thé issue de la Chine prend une certaine liberté. C'est la période des grès japonais où la matière s'exprime. L'imperfection de la pièce ravit. Il est un critère d'importance soit par la couverte répandue de manière aléatoire, les cendres jetées, une coulure inattendue, une déformation voulue ou non.

L'apparition des fours grimpants à différents niveaux de température (fours dragons), principalement dans la région d'Arita au sud du Japon, est une révolution et va permettre la production des premières porcelaines au 17ème siècle (l'âge d'or de la porcelaine japonaise).

Le style des grès coréens et les blanc-bleu de style chinois sont copiés puis apparaissent les premiers émaux de couleurs sous couverte revendiqués par Kakiemon dont les pièces de cette période sont très recherchées.

IMG 3428

 

Le seigneur Nabeshima, avec ses propres fours, toujours dans la région d'Arita, va créer à l'aide de potiers coréens faits prisonniers, d'après l'histoire qui reste à vérifier, une porcelaine à la pâte exceptionnelle et aux émaux parfaits dont la valeur n'a d'égale que leur beauté.

L'ère Meiji (1868-1912) voit l'apogée des bronzes par la recherche de formes, très inspirantes de l'Art Nouveau. La délicatesse des patines, la finesse des incrustations d'or et d'argent et l'invention d'une technique unique au Japon, le Shibayama du nom de l'artiste, où le laque, l'or, l'argent, la nacre et le corail sont sublimés.

vase bronze Tora Tori signature blog tora tori

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