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jeudi, 25 juin 2020 16:40

Etat de sièges à Biron

logo biron fauteuil

 

Etat de sièges à BironDuchesse époque Louis XV estampillée Falconnet

Un fauteuil est un siège à dossier, comportant des accotoirs, qui sont communément appelés « accoudoirs » par erreur : en effet, les accoudoirs étaient à l'origine la partie horizontale du sommet du dossier d'un siège, sur laquelle on peut s'appuyer sur les coudes lorsqu'on est debout derrière celui-ci, ou alors agenouillé. On le retrouve dans des sièges comme le Prie-Dieu.

Les accotoirs, eux, sont les bras horizontaux disposés de part et d'autre du siège et qui encadrent ce dernier. On peut en effet y reposer les coudes et les avant-bras lorsque l'on est assis sur le siège en question, qui prend généralement, dans ce cas, le nom de « fauteuil ».

Un fauteuil comporte donc :

  • Un piètement : c’est la partie basse du meuble qui comprend généralement quatre pieds, et est parfois renforcé par une entretoise, une pièce rigide qui en relie deux autres et les maintient dans un écartement fixe ;
  • Une assise : la profondeur d'assise d'un fauteuil est comprise entre 50 et 55 centimètres ;
  • Un dossier ;
  • Et des accotoirs, les bras du fauteuil, qui peuvent être ajourés ou garnis, et comporter ou non des manchettes.

 

Histoire 

Le fauteuil est dérivé de ses ancêtres de la Renaissance que l’on appelait la chaise caquetoire ou caqueteuse, qui était une chaine destinée aux femmes pour « caqueter » (soit bavarder entre femmes), ou encore la chaise (ou chaire) à bras et le faudestreuil, un siège pliant en forme de X utilisé au Moyen Âge. Ce n'est pourtant qu'en 1636 que le terme « fauteuil » entre dans le vocabulaire.

rare siège chaise de bureau

 

À la cour, le choix des sièges suit un ordre hiérarchique très précis :

  • Le fauteuil est réservé au roi et aux hôtes de marque prestigieux ;
  • La chaise ou le tabouret rehaussé, aux princes du sang et aux hôtes de marque ;
  • Le tabouret et le pliant pour les princesses de haut rang, aux ducs et pairs et aux hauts fonctionnaires ;
  • Et le carreau, un coussin plat et carré, posé à même le sol, aux courtisanes les moins titrées. Il est orné de galons d'or pour les femmes de la noblesse et de soie pour les bourgeoises.

 

 

Ainsi, il existe plusieurs styles de fauteuils, qui suivent les époques.

Le fauteuil Louis XIII (1610-1643) est un fauteuil à dossier bas pour le travail ou les repas, tandis que le fauteuil de repos a un dossier plus haut et légèrement renversé vers l'arrière. Il est plus confortable qu'une chaise, grâce à l'apparition des pelotes de crin recouvertes de tissu, de tapisseries ou de cuir. Le piètement est généralement en bois tourné, en chapelet ou en colonne spiralée, le tout renforcé par une entretoise en H. Les accotoirs sont droits et plats et ils comportent parfois des manchettes rembourrées.

Le fauteuil Louis XIV (1661-1715) présente un dossier plus haut et plus renversé vers l'arrière. L'assise s'élargit et s'approfondit. Le piétement est plus sculpté, la forme en os de mouton a beaucoup de succès. L’entretoise, toujours nécessaire à cette époque, passe progressivement d'une forme en H a une forme en X. Les accotoirs sont plus ondulés et dépassent la console qui les supportent.

La console d'accotoir est dans le prolongement du pied. Il comprend parfois des manchettes.

Le fauteuil Régence (1715-1723) gagne encore en confort et en finesse dans la sculpture du bois. Les tissus sont moins chargés. Le dossier est plus bas et le haut s'arrondit, mais sa forme reste droite. La traverse d'assise est sculptée d'un motif symétrique et on y voit souvent une coquille. Les pieds se cambrent légèrement et l'entretoise disparaît progressivement, annonçant le style Louis XV. Les accoudoirs sont attachés plus bas sur le dossier et ils sont plus espacés à cause de la mode des robes à panier de l’époque. Les supports d'accotoir reculent, ils ne sont plus systématiquement dans le prolongement des pieds avant.Paire De Fauteuils De Style Louis XV Bois Doré

 

Avec le fauteuil Louis XV (1723-1774), les formes se multiplient avec l'apparition des bergères, des marquises, des fauteuils cabriolets et les duchesses.

Le fauteuil est encore plus confortable grâce à l'apparition du dossier concave. Les accotoirs reculent encore, toujours à cause des robes à panier. Les pieds et les traverses comportent de fines moulures et des sculptures asymétriques de plus en plus variées, dans le style rocaille ou en forme de fleurs naturelles. Le pied est bien cambré. On commence à peindre les meubles dans des tons clairs, tels que le bleu, le blanc ou le vert clair.

 

Le fauteuil de style Transition (1755-1775) est un fauteuil qui perd de sa sinuosité. Soit les pieds sont droits et le dossier est courbe et concave, soit le dossier est carré ou en médaillon, mais les pieds sont cambrés.

 

Paire de fauteuils à châssis style Louis XV, noyer rehauts or, vers 1950Le Louis XVI (1774-1785) est un fauteuil possédant des lignes droites et géométriques. Des dés de raccordement aux angles de l'assise accentuent l'aspect classique du style. Les ornements sont nombreux et finement travaillés. Les motifs sont inspirés de l’Antiquité, avec des cannelures, des denticules, des feuilles d’acanthe, des triglyphes, d’autres éléments végétaux comme des fleurs, des feuillages, des pommes de pin, mais aussi des éléments décoratifs tels que des rubans et des perles.

Les accotoirs comportent des manchettes et se raccordent au dossier par une courbe. Les supports d'accotoir sont incurvés. Caractérisant le style, les pieds sont toujours droits, souvent fuselés et cannelés. De nouvelles formes sont créées pendant cette période : les fauteuils à « dossier de plan droit », à « dossier en médaillon » ou encore à « dossier en montgolfière ».

 

Fabrication

La fabrication d’un fauteuil se fait en plusieurs étapes et fait surtout appel à différents corps de métiers.

La première étape consiste à fabriquer la carcasse du fauteuil, qui est réalisée par un menuisier en sièges ou un charpentier.

Le mot « menuisier » apparaît pour la première fois en 1382, dans les statuts règlementant la profession de « Huchier-Menuisier ». Cette ordonnance institue la réalisation d'un chef-d'œuvre pour accéder au statut de maître.

 

Série de quatre Fauteuils et une paire de Bergères d'époque Empire circa 1810À cette époque, les huchiers-menuisiers font partie de la corporation des charpentiers, qui a deux corps :

  • Les charpentiers à la grande cognée - en rapport avec la cognée hache ;
  • Et les charpentiers à la petite cognée, qui sont les huchiers-menuisiers, appelés ainsi car ces artisans amenuisaient les bois en les rendant plus minces et fabriquaient ainsi des objets menus.

 

À la fin du XVème siècle, Jacques d'Estouville, prévôt de Paris, utilise le mot « menuisier » seul. Il est réservé à ceux qui font profession de fabriquer des meubles et des aménagements intérieurs de maisons. Un siècle plus tard, la séparation se fera entre les menuisiers en bâtiment, qui fabriquent les portes, les lambris, les parquets etc, et les menuisiers en meubles.

Au XVIIème siècle, avec la découverte des nouveaux mondes et l'importation des bois « exotiques », apparaît un nouveau métier : Menuisier en Ébène, statut reconnu en 1743 par Colbert sous le terme d'ébéniste.

 

Au XVIIIème siècle, le menuisier en sièges est l'artisan qui fabrique des carcasses ou des fûts de sièges, mais aussi des éléments de mobilier pour lesquels sa connaissance des bois massifs et de la géométrie descriptive est nécessaire. De par sa spécialité, le menuisier en sièges a le savoir-faire pour mener avec efficacité l’ensemble des opérations aboutissant à la réalisation d'un siège, dans tout le répertoire des styles français de mobilier.

Ce savoir-faire est d'ailleurs inscrit à l'Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France.

 

La méthode est une base ancienne du XVIIIème siècle et la mise en technique date de la fin du XIXème, avec l’arrivée de certaines machines et d’autres outils.

La différence avec le façonnier vient de l’exécution du travail : le menuisier en sièges en assure tous les stades, du traçage à la réalisation, alors que le façonnier l'exécute d’une façon plus intensive et répétitive, et est souvent limité par une régularité de travail et de technique.

 

Fauteuil d'apparat, début XXème siècle, décor de l'Opéra de Paris, poinçon de l'OpéraLa deuxième étape de la fabrication d’un fauteuil est le garnissage :

Un fauteuil est traditionnellement fabriqué ou restauré de manière artisanale par un tapissier garnisseur. Le travail de cet artisan consiste à mettre en place la tapisserie d’ameublement et à réaliser des garnitures et des couvertures de sièges, ou tout autre meuble recouvert de tissu ou de cuir.

Cet artisan garnit tous les types de carcasses de meuble. Il réalise des garnitures qui sont à pelotes, piquées ou capitonnées. Pour ce faire, il peut utiliser des pelotes traditionnelles en crin ou des méthodes modernes, à base de mousse synthétique. Cette dernière méthode permet de personnaliser le confort du fauteuil, en fonction de la dureté de la mousse.

Un bon garnisseur doit respecter le style du siège, car chaque époque a sa forme de pelote et son type de recouvrement.

Une pelote de style Louis XVI ou style Empire en lame de couteau et à angles bien marqués, tandis qu'une pelote de style Louis XIV est plus galbée. Il en va de même pour la qualité des tissus et de leurs motifs.

 

Certains meubles sont très recherchés et possèdent donc une grande valeur, surtout les sièges d'époque estampillés. Il est également possible de créer un siège à partir d'une carcasse neuve.

Il existe aussi des selliers-garnisseurs, qui sont spécialisés dans le garnissage de sièges automobiles. Dans ce cas, les pelotes sont généralement faites de mousse préformée.

 

Il existe ainsi trois techniques de garnissage :Fauteuil de style Empire en laque noire circa 1900

  • La technique traditionnelle utilise le crin, souvent disposé sur des ressorts fixés sur des sangles ;
  • La technique contemporaine utilise la mousse synthétiques ainsi que des profilés ;
  • Et la technique semi-traditionnelle utilise les deux techniques : une première partie en technique traditionnelle, avec des sanglages et des ressorts, et la seconde en technique contemporaine, avec une garniture en mousse.

Le Marché Biron
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